Elles font briller le métal – Manon ✨

ELLES FONT BRILLER LE METAL ✨
Pour la journée de la femme, MECABOURG souhaite mettre en lumière toutes les femmes qui travaillent dans l’industrie métallurgique à travers une série de vidéos/interviews appelée « Elles font briller le métal ».
Aujourd’hui, nous vous invitons à découvrir le portrait de Manon CUILLERAT, présidente de CINTRAMETAUX ⬇️
- Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous parler de CINTRAMETAUX et ton rôle de dirigeante ?
« Je suis Manon CUILLERAT, j’ai 33 ans, je suis présidente de CINTRAMETAUX qui est une société de sous-traitance spécialisée dans la transformation à froid des tubes et des profils : cintrage, roulage et parachèvement. »
- Depuis combien de temps es-tu cheffe d’entreprise et quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?
« On a fêté les 10 ans de CINTRAMETAUX le 1er février 2025 soit 10 exercices à mon actif. Mon rôle est bien différent aujourd’hui en comparaison à mes débuts dans l’entreprise. J’ai démarré toute seule, dans l’atelier, à apprendre le cœur de métier de l’entreprise. Aujourd’hui, je suis plutôt sur des fonctions de RH, gestion de production, encadrement, projets et stratégie d’entreprise. »
- Quels sont, selon toi, les principaux obstacles auxquels les femmes sont confrontées dans l’industrie métallurgique et comment les surmonter ?
« La légitimité. Je me rends compte qu’instinctivement quand je suis face à un groupe et que je dois parler de chose technique, je vais plutôt m’adresser à l’homme qui fait partie du groupe qu’à la femme. Ça peut être un frein pour les femmes, car on peut penser qu’une femme n’a pas fait d’études « techniques » parce que c’est moins réservé aux femmes. Alors qu’en tant que femme on est tout à fait enclin à avoir les compétences pour travailler en industrie. »
- Comment maintiens-tu ta motivation et ton état d’esprit positif lorsque tu es confrontée à des défis dans ce domaine exigeants ?
« Je mange du chocolat [rire], ça me fait du bien, ça réduit le stress ! Je me tourne vers des collègues qui sont amenés à avoir les mêmes problématiques que moi. Je me rends compte que garder les choses pour soi ce n’est jamais bon. Alors que partager et échanger avec des personnes qui ont déjà vécu que qu’on vit, ce qui est souvent le cas, ça permet d’aller plus vite au-devant des solutions. »
- Pour finir, quel message aimerais-tu transmettre à toutes les femmes pour leur donner envie de découvrir l’industrie en cette journée internationale des droits des femmes ?
« Soyez curieuse ! Et soyez curieux de manière générale, que vous soyez un homme ou une femme. Questionnez-vous sur le monde qui vous entoure, sur le champ des possibles. Allez voir, constatez par vous-même si ça peut vous plaire ou pas. L’industrie ce n’est pas un cercle fermé, bien au contraire. Il y a tellement de secteurs à aborder, que ce serait difficile de ne pas trouver quelque chose qui vous plaise. »